cours de ............

cours de ............
cour de dancehall: QU'EST CE QUE LE DUB PLATE ?

Avant toute chose, il faut dissocier le Dub-plate du Special, et pourtant peu de gens font encore la différence.
Le Dub plate est un morceau du répertoire de l'artiste dans lequel il inclut le nom du Sound et/ou des différents membres du crew.
Quant au Special, les paroles sont improvisées et chantées sur un riddim que l'artiste n'a jamais utilisé, c'est un morceau unique, propre au sound.

Le Dub plate ou Special a été inventé en 1970, par l'alchimiste du Dub, le légendaire King Tubby. Les premiers artistes à avoir posé pour le Sound de Tubby sont : Roy Shirkley, Slim Smith, Johnny Clarke et Cornell Campbell.
En Jamaïque, les versions sont louées aux différents studios, car difficilement accessibles en intégralité sur les faces B des 45T. Une fois l'enregistrement achevé, le morceau est gravé sur un support de métal recouvert de cire. Ce dernier est habituellement utilisé pour créer des 45T, la qualité du son est très bonne et il va servir à la fabrication du moule avec lequel on va presser les singles. (On grave un Dub-plate, on presse un 45t ou un 33T)
Dès le début des années 1970, les Yardies vont pouvoir assister à de vraies joutes musicales, appelées Clash, opposant des différents Sound System. Tippertone, King Tubby's, King Sturgav, mais toujours avec la présence des DJ, stars dans les dancehall.

Dans les années 1980 les clash prennent un autre aspect, et les Sound ne s'opposent plus qu'en jouant des Dub-plates, avec comme événement majeur en 1985, un clash ou le Jammy's Hi-Fi terrassait le Black Scorpio avec le fameux riddim Sleng Teng qui sera l'opus révélateur de l'ère digitale.

En France le premier Sound à jouer des Dub-plates et des Specials, est le King Dragon Sound de Lord Zeljko, qui le samedi 06 mai 1996 innovait en clashant pour la première fois en France le sound Jamaïcain Black Scorpio.

Aujourd'hui le Plate est un vrai business et un bon complément de revenu, en plus des concerts, pour les artistes.
A présent chaque artiste est côté comme à la bourse. Suivant les connections, le prix du Dub-plate variera ; mais généralement il s'échelonnera entre 100eur. et 1000 euro., selon la reconnaissance des artistes et atteindra parfois des sommets pour certains Specials qui peuvent se négocier plusieurs dizaines de milliers de francs. Mais, entre nous, les Sound jamaïcains payent rarement (voire jamais) de tels prix.

# Posté le vendredi 21 avril 2006 14:30

l'influence de la culture rap...

l'influence de la culture rap...
On peut aussi expliquer l'évolution du ragga par l'influence de la culture rap, si proche géographiquement, sur une situation urbaine déplorable, marquée par les émeutes, la pauvreté et la drogue. Dans ce contexte, l'homophobie par exemple n'est que l'expression exacerbée d'un sentiment populaire partagé et d'autant mieux ancré qu'il dérive des interdits bibliques. Enfin, cette dérive langagière peut aussi être interprétée comme une résistance à la récupération marketing. Après avoir permis l'identification des foules adolescentes occidentales à des combats humanistes de portée internationale, le reggae deviendrait ainsi – sous la forme du ragga – un repoussoir laissant cette musique aux mauvais garçons, qui n'auraient jamais dû laisser les autres s'en approcher lorsque, au temps du ska et du rock steady, ils proclamaient déjà leur goût pour la baston et la truande..
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le vendredi 21 avril 2006 14:26

POZ RIDDIM

POZ RIDDIM
Nookie 2K6 :

01 OH YES - SIZZLA
02 LOOK OUT FI DEM - BUJU BANTON
03 WE SET DI TREND - BEENIE MAN
04 UNDER DI BLOOD - BOUNTY KILLER
05 BUSSUP YUH STEEL - ELEPHANT MAN
06 BABY SHATTA - MOVADO & WARD 21
07 NO DROP DI THING - LADY SAW
08 PUT YOUR LIGHTER HIGH - WAYNE MARSHALL
09 THINK DEM BAD - BUSY SIGNAL
10 ONE MOTION - IDONIA
11 PUSH UP YUH HAND - DELLY RANKS
12 NUH BADDA - CECILE
13 ALL ABOUT THE G'S - MONEY GOD
14 PROPER THING (AIN'T IT) - VYBZ KARTEL
15 CAN TRICK WE - BUGLE
16 NUKIE VERION - JAM 2 & JOHN JOHN


Capital P : (inspiré fortement du punanny riddim)

01 BEAT ONE - BUJU BANTON
02 BEHAVE YOURSELF - TONY REBEL
03 JAH JAH PINKENY - ANTHONY B
04 KEY HOLE - MR.VEGAS
05 BINGO - MR.EASY
06 MISS DYNAMITE - CECILE
07 ADULT RATED - BUJU BANTON
08 CRY TILL SHE COUGH - BOUNTY KILLER
09 SHOW ME - MR.G
10 DUGU DUGU TING - KIPRICH & BAD JUVENILE
11 MAN TING - QUEEN AFRICA
12 DADS - HALLOW POINT
13 SCREW FACE - ALOZADE
14 GULLY BANKS - FLETCHER B & MR.G
15 BRUK WEH GAL - BUCCHANEER
16 CAPITAL P RIDDIM - VERSION

# Posté le dimanche 19 mars 2006 22:34

ZiggY MarleY

ZiggY MarleY
Ziggy [David] Marley (chanteur et guitariste) né le 17-10-1968 à Kingston, Jamaïque;Stephen Marley (chanteur), né le 20-04-1972 à Londres, Angleterre;Sharon Marley Prendergast (choriste), née le 23-11-1964 à Kingston; Cedella Marley (choriste), née le 23-08-1967 à Kingston.

Fils de Bob Marley. Composée de quatre enfants de Bob Marley, cette formation a connu dès 1988 aux Etats-Unis un succès bien plus grand que celui du père grâce à un reggae léger et mélodieux ouvert à l�influence du hip-hop.


Des douze enfants connus de Bob Marley, seuls Cedella, Ziggy et Stephen sont le fruit de son union légitime avec sa choriste Rita. Sharon, première fille naturelle de cette dernière, est adoptée par le couple Marley dès son mariage en 1966. Elevés d�abord dans le dur ghetto de Trench Town à Kingston, les enfants voient le succès international de leur père en 1975 modifier leur destin. Entourés de musiciens, comme beaucoup de Jamaïcains, ils sont très précoces, jouent de la musique dès leur plus jeune âge et accompagnent souvent leurs parents en tournée. Fin 1979, loin du circuit des sound systems et des producteurs où la compétition est très forte, les quatre frères et soeurs forment les Melody Makers alors que la carrière de leur père est à son zénith. Ils enregistrent «Children Playing In The Streets», un premier 45 tours composé pour eux par Bob Marley, qui le grave pour sa marque Tuff Gong. On les voit danser avec lui sur scène à plusieurs occasions, comme à la cérémonie d�indépendance du Zimbabwe en 1980. Après les 45 tours «Sugar Pie» et «Trodding» en 1980, ils sont sur scène avec leur mère et les Wailers aux obsèques nationales de Marley en 1981.

En 1981, Rita hérite de l�immense fortune du chanteur et entame à son tour une carrière solo qui produira plusieurs succès. Le 45 tours «What A Plot», chanté par Ziggy et publié l�année suivante sous la marque Rita Marley Music, est un succès dans l�île. La voix du jeune prince ressemble beaucoup à celle de son prophète dc père, ce qui frappe les consciences de l�île avec force. Manquant encore d�un style personnel, le premier album des Melody Makers, le prometteur et commercial Play The Game Right, publié en 1985 chez Tuff Gong (distribué par EMI), recueille tous ces premiers enregistrements où le quatuor vocal est entièrement accompagné par les musiciens de Bob Marley. En 1986, ils publient Hey World! (EMI) avec Sly & Robbie. Ils manquent encore de maturité, mais leur signature avec les disques Virgin donne Conscious Party, réalisé par Tina Weymouth et Chris Frantz de Talking Heads en 1987. Ancré comme toujours dans la foi rastafari, l�album contient le reggae «Tumblin� Down», leur premier gros succès américain. De son vivant, leur père rêvait de réussir aux Etats-Unis, mais, malgré le classement de son album Rastaman Vibration dans les dix meilleures ventes en 1976, il n�y avait jamais véritablement obtenu une chanson à succès. Les Melody Makers, eux, sont constamment en tournée mondiale : Ziggy interprète alors beaucoup de chansons de son père sur scène, même si, à l�arrivée, il en a enregistré très peu.

Il faut attendre One Bright Day (1989) pour que le groupe consolide quelque peu ses faiblesses de composition et signe des chansons comme «Black My Story». On y entend les véritables débuts de Stephen, qui chante dans le style DJ (rap) pour «Look Who�s Dancing». L�album Jahmekya (Virgin, 1991) contient le «Rainbow Country» du père. Joy And Blues (Virgin, 1993), considéré par beaucoup comme le meilleur album des Melody Makers, contient notamment la chanson «Garden», qui est un gros succès radiophonique sur Irie FM en Jamaïque. Pour ne plus être boudé par les sound systems, Ziggy grave plusieurs dub plates - gravures uniques où il reprend des chansons de son père pour des DJ locaux, ce qui est très bien accueilli. Joy And Blues révèle aussi le talent de Stephen, qui chante là son «Rebel In Disguise», souvent considéré comme le meilleur de tous les enregistrements du groupe. La notoriété aux Etats-Unis et une nouvelle maison de disques lui font négocier un virage artistique avec Free Like We Want 2 B (Elektra, 1995). Les influences du hip-hop et de la pop américaine se font progressivement sentir, alternant désormais avec le reggae. Les deux soeurs choristes prennent le micro pour le reggae «Today», et Stephen récidive avec le réussi «Tipsy Dazy» qui brille dans ce disque. Il participe à un enregistrement et à une vidéo (où l�on voit aussi Ziggy et ses soeurs) de «No Woman No Cry» avec les Fugees, tandis que son demi-frère Rohan, champion de football américain, a un enfant de leur chanteuse Lauryn Hill.

Trois autres demi-frères, Kymani, Damian et Julian Marley, proches des Melody Makers, ont entamé parallèlement une carrière de chanteurs, très présents sur la scène internationale. Mais leurs premiers disques, très marqués par l�image de Bob Marley, n�ont pas pour autant l�envergure de ceux de leurs frères et soeurs aînés. Avec Fallen Is Babylon (1997), les Melody Makers ont laissé de côté les rythmes reggae proprement dits (le «Long Long Winter» de leur père est même ici repris sur un rytlune hybride). Ce revirement déroute le public, notamment en France, où l�on comprend mal que les enfants de Bob Marley enregistrent une pop américaine parfois peu inspirée. La maturité de Ziggy lui permet néamnoins quelques réussites, notamment le «People Get Ready» de Curtis Mayfield, adapté en reggae, comme l�avait déjà fait son père (une seconde version du même titre figure dans ce même CD, cette fois sur un rythme plus hip-hop).

# Posté le dimanche 19 mars 2006 22:28

MORGAN HERITAGE

MORGAN HERITAGE
Morgan Heritage, c'est l'héritage de Denroy Morgan un célèbre producteur. Son héritage, ce sont ses enfants. Denroy Jr, Una, Roy, Nakamyah, Jeffrey, David, Peter et Memmalatel sont élevés à Brooklyn selon les coutumes rastafaries. Ce mode de vie, cette culture ratsa, va considérablement marquer leur existence mais aussi leur musique. Produits par leur père, ils enregistrent leur premier single Wonderful World. En 1994, les enfants Morgan signent chez MCA et sortent un album intitulé Miracle. L'année suivante, le groupe se réduit, seuls Peter, Una, Gramps, Lukes et Mr. Mojo restent. Suivent Protect Us Jah en 97, One Calling et le premier volume de Familiy And Friends en 1998. L'année suivante, toujours aussi productive, la famille sort Don't Haffi Dread, suivi du deuxième volume de Familiy And Friends en 2000. Toute l'équipe part ensuite en tournée, d'où sera extrait le Live In Europe 2000. More Teachings sort en 2001. Au printemps 2002, encore un, Know Your Past, suivi par le troisième volet de Family And Friends.

# Posté le dimanche 19 mars 2006 22:26